Le canal des deux mers à vélos couchés

Du 2 au 9 novembre 2016

Carcassonne –> Bordeaux – 441,96 km à vélo – bivouac & amis

Pour préparer notre départ pour notre tour du monde à vélo en janvier, nous nous sommes offert une semaine de voyage-test le long du canal du midi et du canal de la Garonne : le canal des deux mers. Nous n’avons pas fait l’itinéraire entier, car nous n’avions qu’une semaine, et nous avons choisi de rallier Bordeaux depuis Carcassonne, plutôt que d’aller dans l’autre sens et de profiter de la méditerranée à notre arrivée, car la SNCF a le mauvais goût désormais de ne proposer sur l’autre itinéraire que des TGV à étage n’acceptant pas les vélos non démontés.

Cité de Carcassonne

La Cité de Carcassonne

Quoi qu’il en soit, nous avons été ravis de notre choix d’itinéraire, puisqu’il nous a permis de revoir des amis parisiens expatriés à Bordeaux, et de rencontrer de nombreuses autres personnes formidables.

Cité de Carcassonne

L’accueil de la Cité

Le détail de nos étapes :

Mercredi 2 novembre : Carcassonne

Nous sommes donc arrivés le mercredi matin à Carcassonne par le train de nuit. La nuit n’a pas été fantastique, mais nous avions la chance d’avoir le compartiment pour nous deux, ce qui est tout de même un sacré privilège !

Remparts de la Cité de Carcassonne

Les remparts de la Cité de Carcassonne

En arrivant à la gare, nous avons sympathisé avec Vanessa, qui rentrait de vacances, et qui nous a très gentiment proposé de poser nos vélos et nos sacoches dans la cour de sa maison pour nous alléger pendant que nous jouerions les touristes. Nous pensions au départ ranger nos affaires dans une consigne à la gare, et accrocher nos vélos près de la Cité : mais il n’y a pas de consigne en gare de Carcassonne ! Et les abords de la Cité ne nous inspiraient pas tellement confiance pour nos vélos tout neufs, tandis qu’il faisait encore nuit.

Cité de Carcassonne

Les remparts, bis

Après un petit-déjeuner de champions en excellente compagnie, nous sommes donc partis visiter la Cité de Carcassonne, son château et ses remparts, profitant d’une visite guidée dont l’horaire tombait à pic.

Cité de Carcassonne

Dans la cour du château, en attendant le guide

Une fois notre journée de tourisme terminée, nous sommes retournés chez Vanessa, pensant ranger un peu nos sacoches et quitter Carcassonne pour commencer notre périple. Mais c’était sans compter sur sa gentillesse et son hospitalité… Le courant était très bien passé entre nous pendant le petit-déjeuner, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour le dîner ?!
Une nouvelle amitié, un excellent dîner, une bonne douche et une grosse nuit sous la couette plus tard, et nous étions prêts pour le début de notre aventure.

Vanessa, Alex et Marie

Avec Vanessa – note pour plus tard : penser à faire les selfies avant le dîner

Jeudi 3 novembre : Carcassonne –> Castelnaudary –> après Villefranche-de-Lauragais – 73,33 km – 5h25

Nous n’avons pas pris de photo, mais les deux premiers kilomètres du voyage ont été assez désagréables : le chemin le long du canal n’était pas vraiment aménagé, boueux, et il y avait régulièrement de gros trous à éviter si nous ne voulions pas finir dans l’eau. Pas franchement confortable pour démarrer ! Mais heureusement, le paysage a vite changé pour devenir bien roulant.

Canal des deux mers

Le canal des deux mers

Vélos couchés Azub

Nos petits vélos

L’objectif de cette première journée, puisque nous passions par Castelnaudary, était de nous arrêter pour déguster un cassoulet. Personnellement, je n’en avais avant cela mangé que des versions en conserve : ce n’était donc pas un plat dont la finesse supposée me faisait saliver d’avance, mais prendre des forces pendant un bon repas pour commencer me semblait être une excellente idée.
Évidemment la quête du bon restaurant a été un peu compliquée, car nous avons dû arriver à Castelnaudary vers 13h30. Mais nous avons fini par trouver et… par nous régaler !

Cassoulet

Un cassoulet à Castelnaudary – notez les trois feuilles de salade pour se donner bonne conscience

Sortie de Castelnaudary

En sortant de Castelnaudary

Prêts pour reprendre la route, nous ne savions pas encore à quel point nous aurions besoin de toutes nos forces , mais là encore, pas de photo. La période à laquelle nous sommes partis étant beaucoup moins touristique, c’est le moment que les communes ont choisi pour faire des travaux le long du canal. Soit pour en aménager un peu mieux les bords, soit pour traiter les platanes victimes du chancre coloré.

Canal des deux mers

Le début des travaux le long du canal

En général, nous avions la possibilité de faire un petit détour en nous éloignant du canal mais, le premier jour, nous avons dû traverser un champs à pieds, en poussant les vélos et leur chargement. Autant vous dire que nous avons été particulièrement contents quand la journée s’est terminée !

Vendredi 4 novembre : après Villefranche-de-Lauragais –> Toulouse –> avant Montech – 84,71 km – 4h54
Au réveil sur le canal des deux mers

Lever de soleil sur le canal pour le petit-déjeuner

Canal des deux mers

Quelques canards en bas à droite : ils sont nombreux à peupler les bords du canal

Et paf, la voiture

Vive le vélo !

À Toulouse, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner, visiter un peu la ville (très rapidement) et fixer quelques rendez-vous pour les interviews que j’allais pouvoir réaliser en route.

Toulouse

Toulouse

L'hôpital de Toulouse

Son hôpital

Alex à Toulouse

Par où va-t-on ensuite ?

Canal des deux mers

Alex sur son vélo

Canal des deux mers à vélo couché

Le canal des deux mers

Samedi 5 novembre : avant Montech –> Montauban –> après Moissac – 72,94 km – 4h44

Petite journée en termes de kilomètres pour ce troisième jour : nous avons fait un détour par Montauban pour enregistrer une interview, et cela nous a pris beaucoup plus de temps que prévu. Une journée passée globalement sous la pluie, jusqu’à ce que nous arrivions à Moissac, où l’orage a pris fin.

Vue depuis le pont canal avant Moissac

Depuis le pont canal avant notre arrivée à Moissac – en sortant de sous l’orage

Dimanche 6 novembre : après Moissac –> Marmande – 106,98 km – 6h29

La fatigue que nous ressentons après une journée de vélo couché est bien différente de celle des vélos droits : notre corps n’est pas fourbu à cause de notre posture. C’est uniquement de la fatigue liée à l’effort à fournir. Pour cet avant-dernier jour de vélo, il nous restait pas mal de kilomètres à faire pour atteindre Marmande. Pourtant, nous avons pris un peu le temps de trainer au lit.

Canal des deux mers

Le matin au réveil

Canal des deux mers

Un peu plus tard, avant de repartir

Lever du soleil sur le canal des deux mers

Le lever du soleil pendant le petit-déjeuner

Nous ferons ensuite la connaissance d’une femme venue promener son chien le long du canal. Hasard des rencontres qui nous font apprécier l’être humain en dehors des grandes villes mais qui… nous fera décoller encore plus tard pour Marmande !

Pont canal des deux mers

Le pont canal à la sortie d’Agen

En route pour Marmande

Dernière pause avant Marmande

Pour finir la journée en beauté, nous payons cher notre grasse matinée : la nuit commence à tomber à dix-sept heures trente, mon feu avant n’a plus de batterie, la voie cyclable n’est bien sûr pas éclairée et il nous reste de nombreux kilomètres à faire avant d’arriver à Marmande, où nous attendent Jenn et Priscilla pour la nuit. Nous arrivons vers dix-neuf heures trente en ville, après plus d’une heure et demie de route en pleine nuit noire, éclairés seulement par le feu avant d’Alex.

Lundi 7 novembre : Marmande –> Bordeaux – 104 km – 6h16

Dernier jour de route après une soirée passée en excellente compagnie et une bonne nuit de sommeil. Beaucoup de kilomètres prévus aujourd’hui aussi pour atteindre Bordeaux où nous attendent Sarah et Xavier, mais cette fois, nous partons tôt !

Petite pause près d'une écluse après Marmande

Petite pause près d’une écluse après Marmande

Couleurs d'automne

C’est l’automne !

Canal des deux mers à vélo couché

Petit crochet dans les terres en approchant de Bordeaux

Après cette deuxième journée à plus de cent kilomètres, nous mesurons vraiment l’intérêt des vélos couchés pour les longs voyages. Nous avons emporté quasiment tout ce que nous emporterons en janvier pour notre tour du monde : vingt kilos de bagages pour moi, trente pour Alex, et il ne nous manquait que quelques petites choses. Bien sûr, les vélos sont lourds, mais la position couchée rend le voyage réellement confortable. Une fois les vélos lancés, nous oublions rapidement le poids de ce que nous transportons. Et à la fin de la journée, nos muscles sont fatigués par l’effort physique longue durée, mais notre corps n’est pas cassé.

Une semaine de voyage-test qui valide donc notre choix pour les vélos !

Mardi 8 et mercredi 9 novembre : Bordeaux

Une fois arrivés à Bordeaux, où nous avons passé deux jours, nous avons bien sûr complètement oublié de prendre des photos. Il faut dire que nous sommes déjà venus tous les deux pendant un précédent voyage, que j’y suis repassée cet été, et que si Alex en a profité pour visiter la cité du vin, j’ai de mon côté pas mal bossé.

Le selfie avec nos potes Sarah et Xavier est donc passé à la trappe mais, en échange, vous avez le droit à la sieste de Caïpi :

Chaton endormi

Nous voilà donc fin prêts pour notre départ le 3 janvier !

One Comment

  1. vanessa

    Ca y est , j’ai pu enfin voir la suite de votre périple après notre rencontre ! Bonne remarque pour les selfies, la bouteille de rouge bue en amont nous fait faire une drôle de tête !

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