Fin de la première semaine

Vendredi 6 janvier : pas loin du golf de Mirebeau –> Briare – 62,24 km – 4h25

Alors qu’il avait un peu plu la veille tandis que nous dînions sous notre tente avec Haythem, nous nous réveillons pour découvrir un paysage entièrement gelé. Les tentes et les vélos sont recouverts d’une pellicule blanche qui promet des températures bien basses pour la suite. Et l’eau de nos bidons est gelée.

Vélos gelés

Premiers frimas

Appui-tête de vélo couché gelé

Appui-tête gelé

Tente gelée

Le tissu de la tente est complètement rigide à cause du gel

Haythem a passé une très mauvaise nuit de son côté, superposant tous ses vêtements et envisageant parfois de nous rejoindre pour avoir un peu plus de chaleur. Le froid qui promet de s’installer le fait se décider à rentrer à Paris. Il nous quitte à Montargis.

Dommage ! Malgré nos nombreux différents lors de la traversée du Jura à vélo que nous avions effectuée ensemble en 2012, nous étions contents de repartir avec lui pour le début de cette aventure.

Nous rejoignons le tracé de l’eurovéloroute numéro 6 à Briare : de nouveau sur la route de la Loire à vélo que nous avions parcourue en 2011 entre Orléans et Nevers, nous nous réjouissons de quitter enfin les départementales (joie prématurée, mais nous ne pouvions pas encore le savoir !).

Canal de Briare

Canal de Briare

En plantant notre tente alors que la nuit tombe, nous rencontrons Nathalie et Philippe qui habitent au bord de la Loire et nous proposent gentiment leur jardin. Mais la nuit est presque totalement tombée, et la tente déjà montée ! Nous faisons longuement connaissance et découvrons que les fils de Nathalie partirons eux-mêmes pour un tour du monde à vélo en septembre prochain.

Plaisir de ces rencontres qui nous font nous rapprocher de personnes qui ont les mêmes valeurs, la même idée de la vie et du peu dont nous avons besoin, finalement, pour être heureux.

Spot de bivouac sur la Loire

Notre spot de bivouac

Samedi 7 janvier : Briare –> Ménétréol-sous-Sancerre – 58,28 km – 4h16

Alors que nous plions la tente, une femme passe le long de la Loire en promenant son chien… qui me vole mes tartines posées sur une sacoche ! Pour compenser la gourmandise de l’animal, sa maîtresse revient quelques instants après pour nous offrir des chocolats (pas Valhrona, Alice !) et des galettes de riz. Merci !

Le,chien mangeur de tartines

Note pour plus tard : ne plus laisser traîner son petit-déjeuner

Un peu plus tard, Philippe revient pour nous apporter du café et nous pensons enfin à prendre une photo. Nathalie repasse elle aussi un peu plus tard pour nous dire au revoir, en faisant un détour pendant son jogging.

Marie, Philippe et Alex

Avec Philippe

Pont-canal de Briare

Pont-canal de Briare

Pendant la pause du matin, Marie commence à avoir sérieusement froid aux pieds en roulant : un changement de chaussettes permet de résoudre le problème temporairement.

Centrale nucléaire de Belleville

Centrale de Belleville

En fin de journée, nous grimpons jusqu’à Sancerre par l’itinéraire « facile », au lieu d’emprunter la côte à plus de 20% que nous avions empruntée en 2011 en suivant les conseils de notre guide.
Nous trouvons la ville quasiment déserte, presque aucun touriste n’y passant à cette époque de l’année. Fort heureusement, nous dénichons tout de même un caviste ouvert qui, même si ce n’est pas le meilleur producteur de Sancerre, nous permettra de finir la journée sous la tente honorablement en écoutant la pluie.

Dimanche 8 : Ménétréol-sous-Sancerre –> Poligny – 65,05 km – 4h30

Au réveil, nous ne nous méfions pas des pluies de la veille et, à peine partis, nous glissons tous les deux dans un virage sur une grosse plaque de verglas. Alex se fait mal au dos dans la chute, et les manivelles des pédaliers de nos deux vélos se tordent légèrement.

Nous reprenons la route un peu sonnés et énervés… pour tomber de nouveau dix minutes plus loin !
Notre méfiance devient paranoïa et nous finissons par voir des plaques de verglas partout. Heureusement, nous réussissons à rester debout jusqu’à la fin de la journée.

Surtout, nous serons récompensés un peu plus tard en tombant sur une colonie de grues sédentaires.

Grues sédentaires

Les grues dans la brume

Grues sédentaires

Les grues, bis

Au niveau du pont-canal du Guétin, qui signe la fin de l’itinéraire de la Loire à vélo, nous rencontrons Evelyne et Philippe qui ont aussi des amis qui partent régulièrement voyager à vélo.

Evelyne, Marie, Philippe et Alex

Avec Evelyne et Philippe

Nous passons par Gimouille où un habitant nous offre gentiment quelques chocolats en remplissant nos gourdes d’eau, et nous posons la tente près de Poligny, le long du canal latéral à la Loire.

Avec la pénombre, Marie se prend les pieds dans un aubanage de la tente et l’arceau qui tient l’abside se casse en un nouvel endroit (il s’était déjà cassé en Bretagne en 2011 alors que la tente était neuve)… Nous consolidons l’arceau avec une section de rechange, en croisant les doigts pour que cela tienne le plus longtemps possible.

Après,le pont-canal du Guétin

Après le pont-canal du Guétin

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