Reprenons le fil de notre histoire

Cela fait plusieurs jours que nous n’avons pas publié d’articles, et nous en sommes désolés ! Il faut dire que le froid nous a obligés à changer quelque peu nos plans : nous avons beaucoup moins campé et donc passé beaucoup plus de temps avec les personnes qui ont bien voulu nous héberger en chemin, ce qui fait que nous avons eu moins de temps pour rédiger ces articles.

Mais reprenons donc le fil de notre histoire !

Vache charolaise

À table !

Jeudi 12 janvier : Palinges –> Montchanin –> Santenay – 44,56 km – 3h14

Après la mort définitive de notre tente, nous quittons donc Palinges pour nous rendre à Santenay. Quelle joie en chemin, de pouvoir traverser Montceau-les-mines ! Probablement le village le plus laid que nous ayons traversé jusqu’à présent…
Nous sommes loin des paysages des bords de la Loire.

La pause déjeuner à Montchanin commence à nous faire flancher. Il fait froid, nous sommes fatigués et de fortes pluies sont annoncées pour l’après-midi. Surtout, le tronçon qu’il nous reste à parcourir jusqu’à Santenay est censé être peu praticable.
Nous décidons donc de prendre le train pour la première fois du voyage.

Évidemment, il ne tombe aucune goûte pendant le trajet. Mais les deux contrôleurs avec lesquels nous discutons dans le train nous confirment que le trajet est non seulement peu praticable, mais aussi parfois très dangereux. Étant donné que nous ne mettons pas toujours notre « curseur de dangerosité » au même endroit que les autres personnes, il est difficile de savoir où se situe la vérité. Mais toujours est-il que nous arrivons à Santenay, où un petit hôtel-restaurant pourvu du chauffage nous tend les bras.

Santenay

À Santenay

Nous en profitons pour nous offrir un bon dîner réconfortant, et goûter enfin au steak de charolais. Avec du Santenay bien sûr !
Pendant le dîner, la pluie et la neige se relaierons sans discontinuer.

Vendredi 13 : Santenay –> Seurre – 76,07 km – 4h51

Nous quittons Santenay réchauffés et rassasiés, avec le soleil qui pointe le bout de son nez. La journée promet d’être belle !
Nous traversons la campagne vallonnée jusqu’à Chalon-sur-Saône, que nous contournons par sa magnifique zone industrielle. Les camions sont très nombreux, mais tellement étonnés de nous voir là probablement, qu’ils nous évitent soigneusement.

Enfin nous retrouvons la piste cyclable et reprenons notre itinéraire le long de la Saône.

Vélo couché et cygnes

Pause déjeuner en bonne compagnie

Verdun-sur-le-Doubs

Verdun-sur-le-Doubs

La Saône

La Saône

Coucher de soleil en arrivant à Seurre

Il était temps de trouver un endroit où planter la tente !

Nous plantons la tente en fin de journée dans une « forêt mémoire » : une petit colline sur laquelle des arbres ont été plantés en l’honneur des esclaves affranchis à Mana en Guyane. Devant chaque arbre, on retrouve une étiquette indiquant les noms des hommes et des femmes en question.

Samedi 14 : Seurre –> Dole – 61,80 km – 4h20

Nous quittons la forêt mémoire avec le froid mais sous le soleil, bien décidés à arriver à Dole pour récupérer notre tente chez Virginie en début d’après-midi.
Nous avalons les kilomètres le long du canal du Rhône au Rhin et arrivons en fin de matinée.

Forêt mémoire de Seurre

La forêt mémoire (et notre tente toute cabossée)

La Saône

La Saône, un peu plus loin

Canal du Rhône au Rhin

Canal du Rhône au Rhin

En attendant de recevoir des nouvelles de Virginie et de retrouver les personnes qui ont accepté de nous héberger le soir, nous nous installons tranquillement pour déjeuner à la Papaye verte, un restaurant vietnamien bien fréquenté à Dole.
Le repas se déroule à merveille, nous nous régalons d’une énorme soupe bien chaude et de nems.
Finalement la mauvaise nouvelle tombe pour le dessert : la tente n’a pas été livrée chez Virginie comme prévu et tout laisse à penser que nous devrons passer le week-end entier à Dole.
En sortant de la Papaye verte, nous racontons le début de notre tour du monde à Carole et son mari, qui nous proposent gentiment de nous héberger chez eux le dimanche, au cas où la magie de La Poste n’opèrerait pas dans l’après-midi.

Après un petit moment passé dans un café pour que Marie puisse travailler, nous nous rendons chez Virginie pour faire connaissance et discuter d’un plan d’action. Nous rencontrons aussi Stéphane, son mari, et leurs deux filles Lucille et Pauline. Le courant passe à merveille et ils nous proposent eux aussi de nous héberger le dimanche, puisque il est désormais certain que nous ne pourrons pas récupérer notre tente avant le lundi.

Dôle

Dôle

Dôle

Dôle, bis

Nous partons alors dîner et dormir chez Manon, que nous avons rencontrée grâce à Couchsurfing, et son frère Lucas. Nous passons la soirée à discuter de voyages, de vélo, de navigation et de ski de randonnée, tout en nous régalant d’un vin du Jura et d’une crozimorbiflette : une tartiflette au morbier et aux crozets !
Malheureusement, nous oublierons de prendre une photo de nous quatre en sortant de table…

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