Bonjour la neige

Dimanche 15 janvier : Dole –> Dole – 3 km – 12 min

Pour notre première nuit à Dole, la neige tombe dru. Manon et Lucas partent skier, et nous en profitons pour nous reposer et nous offrir une bonne grasse matinée.
Un bon gros brunch nous aide à reprendre des forces et à nous réveiller.

Nous passons l’après-midi à nous promener dans Dole pour visiter la ville, puis nous rentrons en fin de journée chez Virginie et Stéphane.
Nous essayons de tourner une vidéo avec l’iPad pour Bonobo Coaching, à défaut de pouvoir importer celles réalisées avec l’appareil photo, mais la qualité du son n’est vraiment pas satisfaisante. Il faudra donc attendre Montbéliard où, selon l’Apple Care, ce problème d’importation pourra être résolu.

Dole

Petite balade dans Dole

Grâce à Stéphane en revanche, Marie enregistre sa première interview sur la route ! En tant que pédicure-podologue, Stéphane est en effet entrepreneur, et donc exactement le type de personne que Marie cherche à interviewer pour son podcast. Soit dit en passant, cette interview sera publiée sur le blog de Bonobo Coaching le 16 mars !

Puis nous dînons avec Virginie et Stéphane, qui nous régaleront de charcuterie faite maison, d’une excellente soupe et d’un plateau de fromage (hmmm la cancoillote …). Un super moment, qui nous fait définitivement oublier les déboires liés à notre tente.

Lundi 16 : Dole –> Montfaucon – 65,79 km – 4h48

La neige est de nouveau tombée pendant la nuit. Un ami de Stéphane et Virginie, qui habite un peu plus haut que Dole, s’est apparemment réveillé face à quarante centimètres de neige. Mais nous restons sereins.

Après le petit-déjeuner, Virginie nous accompagne au bureau de Poste : petite angoisse tout de même en y arrivant, mais notre tente se trouve bien là ! Nous déballons notre nouvelle maison tant attendue, et reprenons notre route.

Alex, Virginie et Marie

Merci Virginie !

Nous récupérons l’eurovéloroute numéro six dans Dole et, une fois un peu éloignés de la chaleur du centre, nous constatons en effet que la route est recouverte de neige. C’est beau ! Une fine couche blanche recouvre la piste cyclable et le soleil brille.
Nous continuons notre route en longeant le canal, ravis de pouvoir profiter d’un véritable paysage hivernal.

Euroveloroute numéro 6 enneigée

Vive la neige !

Au fil des kilomètres, le manteau neigeux s’épaissit de plus en plus, et il devient difficile d’avancer. La neige s’accumule entre nos pneus et les garde-boue, formant de gros amas gelés qui freinent notre progression. Nos jambes commencent à s’épuiser.
À la pause déjeuner, nous décidons de démonter les garde-boue des roues avant.

Nous devons rester vigilants en permanence : la neige n’offre que très peu d’adhérence, elle est glissante et dissimule des plaques de verglas. Le moindre vagabondage dans nos pensées nous fait risquer la chute. C’est épuisant.

Neige dans le garde-boue

Petit problème technique…

Neige dans le garde-boue

Il est temps de faire quelque chose !

La nuit commence à tomber lorsque nous arrivons à Besançon, que nous ne pourrons donc pas visiter. Une bonne odeur de biscuits en train de cuire plane soudain dans l’air et détourne notre attention : nouvelle chute sur le verglas. Cette fois Marie se fait un gros hématome sur le coude.

Nous trouvons un petit coin d’herbe enneigée à la sortie de Besançon pour planter la tente. Alex démonte les garde-boue arrière en prévision de la journée du lendemain.
C’est épuisés que nous passons notre première nuit dans la Hillberg. Il doit faire -10° dehors, sans doute davantage en température ressentie à cause du vent. Mais nous sommes bien au chaud.

Mardi 17 : Montfaucon –> Baume-les-Dames –> Montbéliard – 41,65 km – 3h28

Au réveil, nous décidons de quitter l’itinéraire de l’eurovéloroute qui s’annonce bien sûr toujours enneigé, et où les moindres traces de passage des voitures des Voies Navigables de France font verglacer la neige. Nous empruntons les départementales, qui nous paraissent donc plus sûres malgré la présence des voitures.

Une difficulté en chassant une autre, le vent remplace la neige. Des bourrasques nous déportent régulièrement, mais heureusement jamais au moment où des voitures nous doublent. Évidemment en plus, le parcours emprunté par les départementales, contrairement à l’eurovéloroute, n’est pas exactement plat. Les jambes de Marie ayant une passion pour les montées, nous sommes particulièrement ralentis.

Enfin, petit détail qui avait jusqu’à présent été occulté dans ce récit : avec le froid, les câbles ont gelé dans leurs gaines. Nous avons tous les deux un frein inutilisable, et Marie ne peut plus utiliser son dérailleur avant (donc adieu le petit plateau bien utile dans les montées huhuhu).

Nous perdons pas mal de temps dans le froid à essayer de résoudre ce problème de câbles, et nous nous perdons une ou deux fois. Nous sommes lents et fatigués. Nous décidons de prendre le train à Baume-les-Dames pour rejoindre Montbéliard, où Elisabeth et Benoît de Warmshower nous attendent pour la nuit.

8 Comments

  1. Ben, mon commentaire vous semblera bien « terre à terre », pour ne pas employer d’autre expression.

    Mais je ne sais pas si cette idée, utilisée par un Monsieur (« of course »…) pour dégeler je ne sais quoi à sa voiture (ah si ! pour pouvoir tourner la clé et ouvrir sa portière pour entrer dans son véhicule !) eh bien je me souviens que la recette était : (sic, je vous jure !)

    « faire pipi dessus pour dégeler le truc rebelle » – et ça avait marché… avis aux populations !

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