Où le froid nous met réellement au tapis

Samedi 21 janvier 2017 : Bâle –> quelque part avant Koblenz – 64,94 km – 5h31

Au réveil, le site de La Poste n’indique toujours pas que le bonnet de Marie est arrivé. Nous décidons donc de ne pas faire l’aller-retour jusqu’à Mulhouse et de l’abandonner là pour reprendre la route, afin de ne pas risquer de nous retrouver bloqués à Bâle jusqu’au lundi. Il sera renvoyé quinze jours plus tard à Paris.

Nous quittons donc Julian et son appartement, pour retrouver l’eurovéloroute numéro six. Enfin… pour la chercher plutôt ! Plusieurs panneaux plus tard, nous réalisons que nous ne faisons que tourner en rond. Nous voyant à l’arrêt et perdus, un éboueur s’arrête gentiment pour essayer de nous aider. Mais son suisse-allemand est difficilement compréhensible. Le conducteur d’un tramway, probablement intrigué par nos vélos, en profite pour arrêter son véhicule et en descendre, simplement pour discuter un peu et nous apporter son soutien : une pause que les passagers auront sans doute appréciée !

Nous décidons de nous offrir un troisième tour, « juste pour être sûrs », et miracle ! Nous finissons par trouver le bon chemin et réussir à sortir de la ville. Une plaisanterie qui nous aura tout de même coûté dix kilomètres…

Plus nous nous éloignons de Bâle, plus la route de vélo recommence à être couverte de neige et verglacée. Surtout, il fait de plus en plus froid. La pause du matin, dans le sympathique cadre des vestiges romains de Augusta Raurica, ne sera finalement pas pleinement appréciée, car il devient difficile de rester dehors à l’arrêt.

L’eurovélo nous fait entrer dans une petite forêt à la pause déjeuner. Un coin très mignon, mais complètement enneigé… et bien verglacé en de nombreux endroits. Et comme nous n’avons pas de carte, nous sommes obligés de continuer à suivre les panneaux ! Une quinzaine de kilomètres, que nous mettrons presque trois heures à traverser, la neige n’étant tassée sans être verglacée qu’à de très rares endroits.

Neige, verglas, panneau de luge

Une luge serait peut-être en effet plus adaptée

Route enneigée en Suisse

Est-ce du verglas ? Vous le saurez en vous y aventurant pardi !

Eurovélo 6 dans la forêt suisse

Oui, c’est bien par là qu’il faut aller…

Vélo couché dans la neige

Le niveau de la neige

À la fin de la journée, nous croiserons la route d’un jeune chamois. Une apparition impossible à prendre en photo bien sûr, mais qui nous remettra un peu de baume au cœur. Nous décidons de continuer encore un peu, et l’eurovéloroute finit par rejoindre la route des voitures. Enfin ! Du bitume déneigé ! Nous plantons la tente en parallèle, entre un chemin de fer et la forêt.

Pylônes

Des pylônes dans la neige : dédicace spéciale pour Grégoire

Neige en Suisse

La neige

Neige en Suisse

Et encore la neige

Dimanche 22 : quelque part avant Koblenz –> Kaisersthul –> Constance – 38,61 km – 3h02

Au réveil, nous découvrons que le froid n’a fait que s’intensifier pendant la nuit, et surtout, que le vent s’est levé. Les descentes, que Marie apprécie tant d’habitude, deviennent un calvaire : l’air déplacé par la vitesse, ajouté au vent, rend le froid ressenti encore plus mordant.

Nous essayons de tenir et continuons notre route, mais cela ne fait qu’empirer. La sensation de froid et d’engourdissement est largement dépassée : nos pieds deviennent durs et douloureux. Nous sommes obligés de nous arrêter au milieu de la piste cyclable pour marcher, et faire revenir le sang dans nos pieds.

Nous décidons alors de rouler de nouveau jusqu’au premier village qui aura la bonne idée d’avoir une gare, et de prendre le train. Les prix des restaurants de Kaisersthul sont malheureusement très suisses (40 francs le plat…) : nous déjeunons dehors dans le froid et le vent. Gros avantage en revanche : nous pouvons profiter du wifi pour réserver un hôtel abordable à Constance !

Sur le quai de la gare, une gentille femme Suisse qui a le bon goût de parler français, nous aide à définir notre itinéraire et à acheter notre billet. Deux changements de train plus tard, nous arrivons à Constance encore gelés, mais bien contents de nous mettre au chaud !

Lundi 23 et mardi 24 : Constance

Au réveil, nos pieds sont toujours engourdis et douloureux. Il nous faut marcher quelques pas dans la chambre pour retrouver une sensation « normale ». Nous sommes bien contents d’avoir fait une pause…
Nous sommes attendus le week-end suivant à Munich chez Anki et Andreas, que nous rencontrerons grâce à Warmshowers. La météo annonce que le froid va se poursuivre au moins jusqu’à ce week-end : nous décidons donc que nous poursuivrons notre route en train et ferons du tourisme à pieds, au moins jusqu’à notre week-end à Munich.

Pour notre première journée à Constance, nous commençons par nous offrir une grasse matinée réparatrice. Alex se rend à l’office du tourisme en quête de lieux à voir ou à visiter, tandis que Marie profite du wifi pour faire le point sur quelques formalités administratives.
Nous nous baladons dans la ville l’après-midi, et rentrons avec une bouteille de vin local pour célébrer nos premiers 1000 km réalisés à vélo.

 

Parc à vélos

Le parc à vélos de ce que nous pensons être l’université

Constance

Comment ça, il fait gris ?!

Eglise à Constance

Jour

Eglise à Constance

Nuit

Vin rouge et pâtes

Le dîner des mille premiers kilomètres

Nous prenons la journée du lendemain pour visiter Meersburg en prenant un bateau. Manifestement, la ville vit essentiellement du tourisme et… la saison n’est toujours pas ouverte. Les rues sont désertes et, malgré les petites guirlandes colorées suspendues aux maisons, elle nous donne une impression de désolation.

Port de Meersburg

Le port de Meersburg

Meersburg

Petites guirlandes pour égayer Meersburg

Lampadaire à Meersburg

Lampadaire

Constance

Retour à Constance

7 Comments

    • Je me demande dans quelle mesure le fait d’être sur des vélos couchés n’amplifiait pas encore davantage la sensation, étant donné que nos pieds étaient en avant 🙁

  1. Mes gentils petits Marie et Alex,

    ça commence à ressembler à un calvaire ! mais c’est le plein hiver… Courage !

    Alors, vivement le printemps, les oiseaux qui chantent,… et vos pieds qui « dégèlent » !
    J’espère que vous trouvez d’autres « gentils » pour vous héberger les nuits trop froides…Qui vous offriront un repas chaud, et un édredon de plumes !
    Prenez quand même bien soin de vous … ce froid que vous traversez fait un peu peur pour vous – gare aux engelures. Couvrez -vous bien (dit la « grand’ mère à ses petits) et surtout mangez bien – et du chaud (facile à dire, depuis chez soi… pardon pardon ! )
    P’tites bises … non : grosses bises bien chaudes !

    cecile qui vous lit attentivement et vous souhaite bon courage (mais vous en avez plein !

    • Coucou Cécile !

      Nous continuons à faire de belles rencontres et à dormir au chaud quand il le faut 🙂
      Pour ce qui est de la nourriture… ne t’en fais pas ! S’il y a bien une chose à laquelle nous ne dérongeons pas, c’est bien au fait de manger à notre faim haha ! 😉

      Gros bisous

  2. Anne Dux

    heureusement que tout cela est derrière vous !!! j’imagine que la météo est plus clémente maintenant.
    des baisers très tenres

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